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Exploitation cinématographique

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Règles et conditions applicables au DIF pour les salariés de l'exploitation cinématographique.
La loi n° 2009-1437 du 24 novembre 2009 modifie les modalités d'utilisation du DIF en cas de départ de l'entreprise, en ajoutant notamment une possibilité d'utilisation du DIF après le contrat de travail, sous réserve que le cas de rupture ou de fin de contrat autorise une indemnisation de l'assurance chômage. 


Publics visés, acquisition du DIF, et informations obligatoires

NOUVEAU : "PORTABILITÉ" DU DIF (loi n° 2009-1437 du 24 novembre 2009)
Le DIF non utilisé est conservé dans tous les cas de cessation de contrat ouvrants droit à indemnisation chômage : licenciement (sauf faute lourde), fin de CDD, rupture conventionnelle, démission légitime. 

Publics visés

  • Salariés en CDI* : ayant au moins 1 an d’ancienneté

  • Salariés en CDD* : ayant au moins 4 mois d’ancienneté consécutifs ou non au cours des 12 derniers mois.

    Les salariés ayant acquis des heures de DIF portable lors de contrats antérieurs n’ont pas à justifier des conditions
    ci-dessus pour bénéficier de leur DIF.


    * A l'exclusion des salariés sous contrat d'alternance (contrat de professionnalisation, contrat d'apprentissage).

  •  

Acquisition du DIF 

  • Base pour 1 an à temps complet : 20 heures
  •  Plafond : 120 heures
Pour les salariés sous CDD ou à temps partiel, le nombre d’heures de DIF est déterminé prorata temporis.

Information des salariés 

Information annuelle des salariés (CDI et CDD)

  • Votre employeur doit vous informer du total des droits acquis au titre du DIF. Cette information doit intervenir une fois par an et par écrit.

Informations en cas de départ de l'entreprise (rupture de CDI, sauf faute lourde et départ à la retraite, et fin de CDD)

  • Votre employeur est tenu d'indiquer sur votre certificat de travail : les heures de DIF acquises et non utilisées, la somme correspondant à ce solde d'heures, et l’Afdas, en tant qu’Opca de l’entreprise de “départ”.
  • En cas de licenciement (sauf faute lourde), l’employeur est tenu d’informer le salarié de ses droits en matière de DIF, notamment de la possibilité de demander, avant la fin du  préavis, à bénéficier d’une action de bilan de compétences, de validation des acquis de l’expérience ou de formation. Cette information doit figurer sur le courrier notifiant le licenciement.

Si vous êtes sous contrat à durée déterminée, votre employeur doit vous informer de vos droits à formation avant l'échéance de votre contrat, par l'intermédiaire du  BIAF.
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Actions de formation éligibles et DIF prioritaires de la branche exploitation cinématographique

Actions de formation éligibles au titre du DIF

Actions d’acquisition, d’entretien ou de perfectionnement des connaissances, actions destinées à l’acquisition d’une qualification professionnelle, bilans de compétences, actions de VAE

Attention : si la durée de la formation est supérieure au nombre d'heures de DIF acquises, sa prise en charge, dans le cadre du DIF , est limitée à ce nombre d'heures.

DIF prioritaires de la branche exploitation cinématographique

Les DIF prioritaires correspondent à des besoins identifiés par votre branche professionnelle et sont financés sur les fonds mutualisés de la professionnalisation.  Ce mode de financement permet à votre employeur de conserver son budget propre (le budget plan de formation) pour vous proposer d'autres formations. Le choix d'un DIF prioritaire peut donc vous aider à obtenir l'accord de votre employeur.

  Attention : les dépenses de DIF prioritaires sont désormais plafonnées par entreprise

  • Langues étrangères *
  • Informatique et bureautique *
  • Droit et gestion
  • Perfectionnement technique : nouvelles technologies du cinéma, projection numérique
  • Toute action de formation consécutive à une demande de VAE 
  • Tout DIF demandé à la suite d'un licenciement (sauf faute grave ou lourde)

* Sous réserve d'éligibilité de l'organisme de formation.

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Accord salarié / employeur

La mise en œuvre du DIF relève de l'initiative du salarié en accord avec son employeur. Dans certains cas de licenciement l'employeur ne peut pas refuser la demande. (cf. bénéfice du DIF en cas de départ de l'entreprise)

Les modalités d'accord sont différentes selon que le salarié demande à utiliser des heures de DIF acquises lors du contrat de travail en vigueur, ou lors d'un contrat antérieur dans une autre entreprise.

Bénéficier du DIF acquis dans l'entreprise, lors du contrat en vigueur

  • Demande du salarié : vous devez formuler votre demande auprès de votre employeur par écrit en précisant la nature de l'action de formation, l'intitulé, la durée (date de début et de fin), le coût, ainsi que la dénomination de l'organisme.  
  • Réponse de l'employeur : votre employeur doit répondre dans le délai d’un mois de date à date suivant la réception de la demande du salarié. Son silence vaut acceptation du choix de l’action de formation. L'employeur complète une demande de prise en charge Afdas.

Pour formaliser cet accord, il est possible d'utiliser le modèle Afdas "Accord salarié / employeur "

En cas de refus de votre l'employeur, sa réponse doit être motivée. Vous pouvez réitérer la demande l'année suivante.
Si l'accord de votre employeur n'est pas obtenu pendant 2 exercices civils consécutifs, vous pouvez présenter une demande auprès de l'Afdas, dans le cadre du CIF. Le dossier est alors examiné suivant les priorités d'instruction et de prise en charge financière qui sont en vigueur au sein de l'Afdas. En cas d'acceptation du dossier CIF, l'employeur est tenu de verser à l'Afdas l'allocation de formation ainsi qu'une participation au financement des frais de formation.

 Bénéficier du DIF acquis lors d'un contrat antérieur dans une autre entreprise (DIF "portable")

La demande doit être formulée dans les 2 ans suivant le début du contrat.

  • En cas d’acceptation de l’employeur, la demande est transmise par l’employeur à l’Afdas.
  •  En cas de refus de l’employeur, le salarié peut demander à l’Afdas à bénéficier de l’une des actions suivantes : congé bilan de compétences, VAE, et DIF définis comme prioritaires par accord de branche. Dans ce cas, la formation doit avoir lieu en dehors du temps de travail et ne fait pas l’objet du versement de l’allocation de formation.
  • Le montant pris en charge par l’Afdas sur les fonds de la professionnalisation est celui indiqué sur le certificat de travail. Le solde éventuel est à la charge du salarié.


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Rémunération ou allocation pendant la formation

Lorsque la formation est effectuée pendant le temps de travail

Les heures de formation donnent lieu au maintien de la rémunération du salarié.

Lorsque la formation est effectuée hors temps de travail

  • Le salarié reçoit une allocation de formation qui représente 50% de sa rémunération nette de référence.
  • L'allocation est versée par l'employeur au plus tard à la date normale d'échéance de la paie du mois suivant la formation.

Calcul du salaire horaire de référence

  • Dans le cas d'une durée du travail fixée en heures 
    Salaire horaire de référence = Rémunérations nettes versées au cours des 12 derniers mois précédant le début de la formation / (divisé par) Nombre d'heures rémunérées au cours de ces mêmes 12 derniers mois
  • Dans le cas des forfait-jours
    Salaire horaire de référence = Rémunérations nettes versées au cours des 12 derniers mois précédant le début de la formation / (divisé par) [(151,67 x Nombre de jours de la convention individuelle de forfait x 12) / (divisé par) 217]

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Financement du DIF en cas de départ de l'entreprise

NOUVELLES MENTIONS OBLIGATOIRES SUR LE CERTIFICAT DE TRAVAIL (RUPTURES DE CDI ET FIN DE CDD)
L'employeur est tenu d'indiquer sur le certificat de travail les heures de DIF acquises et non utilisées, la somme correspondant à ce solde d'heures, et l'Afdas, en tant qu'OPCA de l'entreprise de "départ".

Certains cas de départ de l’entreprise autorisent la portabilité du DIF. Le DIF est alors utilisable dans la limite du plafond suivant :
9,15 euros X Nombre d’heures de DIF acquises  (montant indiqué sur le certificat de travail)

En cas de licenciement (sauf faute lourde ou licenciement économique avec acceptation de la CRP), et si la demande est formulée pendant le préavis

L’employeur ne peut pas refuser la demande, et doit financer l’action dans la limite du plafond applicable aux DIF portés.

  • Si l’action débute pendant le préavis.
    L’action doit se dérouler pendant le temps de travail, avec maintien du salaire.
  • Si l’action débute après le préavis.
    L’employeur doit provisionner le coût du DIF.

En cas de licenciement économique avec acceptation de la convention de reclassement personnalisée (CRP).

Le DIF ne peut pas être réalisé et l’employeur doit verser à Pôle emploi le solde du DIF :
Allocation de formation X Nombre d’heures de DIF acquises.

En cas de fin de CDD, ou de rupture conventionnelle, ou de licenciement (si le DIF n’a pas été demandé pendant le préavis).


Le DIF peut être utilisé en tant que demandeur d’emploi ou lors d’un nouveau contrat de travail. Le financement est alors assuré par l’Opca.

  • Demande en tant que demandeur d’emploi
    C’est l’Afdas qui finance, en tant qu’Opca de l’entreprise de «départ», après l’avis de Pôle emploi.
  • Demande lors d’un nouveau contrat de travail
    C’est l’Opca de l’entreprise d’arrivée qui finance.

En cas de démission

  • Si la demande est formulée pendant le préavis, l’employeur n’est pas tenu d’accepter la demande. S’il l’accepte, la formation est financée selon les modalités indiquées en 6- L’action doit débuter pendant le préavis.
  • Si aucune action n’a débuté pendant le préavis et que la démission ouvre droit aux alloctions chômage, le DIF est porté dans les mêmes conditions que celles prévues en cas de fin de CDD ou de rupture conventionnelle

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Contributors : Marc André, Didier Hosotte
Last modified 07-06-2010
 

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