• Culture
    • Communication
    • Médias
    • Loisirs
    • Opca, Octa, Opacif
    • et fonds de formation
    • des artistes-auteurs

    Bienvenue.

[Tribune de News Tank ]

« OPCA de branche(s) : à quoi bon la mutualisation ? »

« A quoi bon des Opcas de branches ? En ne rentrant pas par la question de la gouvernance mais par celle des principes de mutualisation et de services rendus, la réponse est évidente : les Opcas de branche(s) facilitent la lecture, la compréhension et la mise en œuvre de la formation pour un maximum de salariés permanents et intermittents », déclare Thierry Teboul, directeur général de l’Afdas, dans une Tribune à News Tank intitulée « OPCA de branche(s) : à quoi bon la mutualisation ? », publiée le 15/09/2017.

À l’occasion du 45e anniversaire de l’Afdas, News Tank propose tout au long du mois de septembre 2017 une série de quatre tribunes dont la prochaine à paraître portera sur l’impact du digital dans la formation professionnelle continue.

« L’action des branches est assise en matière de formation initiale et continue sur un principe majeur : celui de la mutualisation »


L’actualité est riche sur la question du rôle des branches : de l’inversion des normes en matière de droit du travail à leur légitimité à gérer les fonds de la formation professionnelle, en passant par la réduction de leur nombre, on peut dire que les branches sont sur la sellette. Prises en étau entre des politiques publiques aux priorités bien légitimes et des entreprises toujours plus éprises de libertés, leur place dans l’écosystème prête à caution. Et pourtant…

Et pourtant, il faut se souvenir que l’action des branches est assise en matière de formation initiale et continue sur un principe majeur : celui de la mutualisation. Dans un Opca comme l’Afdas, les fonds destinés à la formation sont mutualisés au service d’une logique assurancielle et « servicielle », dont la qualité de couverture est supérieure à ce qu’elle serait dans un système « par capitalisation », dans lequel chaque entreprise investirait en formation selon ses propres moyens. À ce compte-là, ce n’est d’ailleurs pas seulement l’employeur qui profite de la solidarité. C’est aussi le salarié ! En 2016, le taux d’accès des salariés permanents relevant des champs de l’Afdas aura été de 24 %. Un salarié sur quatre ! Dans des branches qui comptent 91 % de TPE (sur un total de plus de 40 000 entreprises !) Sur cette modalité pratique et concrète de lamutualisation, le système continue de faire ses preuves.

Mais la performance de la mutualisation n’est pas que financière. Au moins deux autres objets de mutualisation contribuent à l’efficience de ce modèle. C’est premièrement le cas de toutes les ingénieries de formation déployées dans les branches. Partager les meilleures pratiques, modéliser les expérimentations, négocier des parcours de formation : dans un ensemble cohérent comme celui de l’Afdas, la mutualisation de ces sujets est essentielle pour les branches. A titre d’exemple, la mutualisation en cours de l’ingénierie de programmes de formation sur les sujets d’accueil et de sécurité dans les parcs de loisirs, l’exploitation cinématographique, et le spectacle vivant témoigne de cette capacité à mutualiser les savoirs et expériences de ces trois branches. « Les Opca constituent aujourd‘hui des pôles de référence en matière de datas pour chacun les acteurs concernés ».

Le deuxième objet-clé de mutualisation a partie liée avec le premier : il concerne la mutualisation des données et des observations des métiers et de l’emploi. Via les observatoires de branches et les CPNEF, les Opca constituent aujourd‘hui des pôles de référence en matière de datas pour chacun des acteurs concernés, du DRH d’une grande entreprise au chef d’entreprise d’une TPE. C’est aussi ça le partage et la solidarité !

À quoi bon les Opcas de branches, donc ? En ne rentrant pas par la question de la gouvernance mais par celle des principes de mutualisation et de services rendus, la réponse est évidente : les Opcas de branche(s) facilitent la lecture, la compréhension et la mise en oeuvre de la formation pour un maximum de salariés permanents et intermittents.
Depuis 1972, à l’Afdas, pas moins de dix branches[1] se sont agglomérées pour constituer cet outil commun. Entre cohérence de champ (autour de la culture) et la proximité des métiers qui tendent durablement à se rapprocher, l’Afdas est devenue l’indispensable courroie de transmission du lien emploi formation.

Les dix branches qui se sont agglomérées depuis 1972 à l’Afdas Le spectacle vivant, l’audiovisuel, l’exploitation cinématographique et la distribution de film, la publicité, la distribution directe, l’édition phonographique, les parcs de loisirs, la presse et les agences de presse, et l’édition du livre.

D’ailleurs, on notera que quand il s’est agi en 2013 de choisir une structure gestionnaire pour le fonds de formation des artistes-auteurs, professions non-salariées qui après tout auraient pu s’apparenter à une profession libérale comme une autre, le choix s’est porté sur l’Afdas. Pas seulement pour des raisons d’affinités électives et culturelles. L’intermédiation que proposait l’Afdas offrait aussi des garanties aux quelques 200 000 artistes-auteurs qui découvraient plus qu’un nouveau droit : ils découvraient aussi un marché et une offre de formation pléthorique et difficile à apprécier.

Comme des branches à part entière avant eux, les artistes-auteurs ont pu bénéficier en rejoignant l’Afdas de plus de 40 ans d’expérience et d’expérimentations qui constituent un ADN incomparable.

Car c’est aussi ça un OPCA de branches : un tiers de confiance pour celles-ci, expert de leurs métiers et de leur mutation, et observateur permanent de la qualité au sens le plus large des formations dispensées. Bien plus finalement qu’une simple tuyauterie de financement de la formation dont il faut bien reconnaitre qu’elle mériterait d’être revisitée, simplifiée et amendée.

Thierry Teboul, directeur général de l’Afdas

Lire la tribune