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Retour sur les 1ères Assises de l’alternance

« Réinventer l’apprentissage et l’alternance de demain » Thierry Teboul, directeur général de l'Afdas

« Au cours de ces quatre dernières années, le nombre de contrats de professionnalisation financés par l’Afdas a augmenté d’environ 15 % dans les champs de la culture, de la communication et des loisirs. L’Afdas a par ailleurs collecté 66,4 M€ de taxe d’apprentissage en 2017. 7 M€ de fonds libres ont été reversés aux établissements en 2017, ce qui participe à l’accompagnement de nouvelles sections d’apprentissage et parfois même de nouveaux CFA dans des champs qui étaient jusqu'à présent inexplorés : le cinéma, les arts graphiques… », déclare Thierry Teboul, directeur général de l’Afdas, en introduction des 1ères Assises de l’alternance dans les champs de la culture, de la création et de la communication, organisées par l’Afdas à la Philharmonie de Paris le 11/10/2018.

Ces Assises étaient organisées dans le cadre de l’adoption, le 05/09/2018, de la loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel » qui « invite fortement à intensifier l’alternance ».

« À l'évidence les secteurs de la culture, de la communication et des industries créatives doivent s’engager dans cet élan. Bien entendu, faire de l’alternance pose question dans nos champs qui reposent avant tout sur l’économie de projets. Il faut donc innover et inventer de nouvelles formes », poursuit Thierry Teboul.

« Des Assises pour réinventer l’apprentissage et l’alternance de demain » (Thierry Teboul)

« La question de l’apprentissage n’est pas nouvelle. Elle existe depuis longtemps dans notre pays. En revanche, ce qui est assez nouveau, c’est l’attention que les entreprises portent à cette modalité pédagogique. Je voudrais rappeler ici que l’alternance est un mode d’apprentissage en complément d’autres modes (formation initiale, formation continue).

Au cours de ces quatre dernières années, le nombre de contrats de professionnalisation financés par l’Afdas a augmenté d’environ 15 % dans les champs de la culture, de la communication et des loisirs. Preuve que l’alternance est installée et dynamique. L’Afdas a par ailleurs collecté 66,4 M€ de taxe d’apprentissage en 2017. 7 M€ de fonds libres ont été reversés aux établissements en 2017, ce qui participe à l’accompagnement de nouvelles sections d’apprentissage et parfois même de nouveaux CFA dans des champs qui étaient jusqu'à présent inexplorés : le cinéma, les arts graphiques… Il est évident que la loi du 05/08/2018, dite loi “Pour la liberté de choisir son avenir professionnel”, nous invite fortement à intensifier l’alternance. Dans ce cadre, plusieurs changements vont intervenir :

• Le taux de contribution des entreprises à l’alternance et à l’apprentissage sera très représentatif. Partant de là, nous devons imaginer quel pourrait être le retour sur investissement pour les entreprises. Si elles cotisent mais ne proposent pas d’alternance, elles pourraient considérer cette contribution comme une forme d’impôt.

• La question du pré-apprentissage est également posée. C’est un sujet qu’il faut sans doute que l’on regarde de très près. Le pré-apprentissage est une bonne idée alors que les ruptures des contrats d’apprentissage se concentrent souvent en début de contrat. Cela est révélateur d’une chose : les jeunes ne sont sans doute pas bien préparés.

• Le financement au contrat va également complètement changer les business model des centres de formation. Les branches et les partenaires sociaux vont devoir fixer un prix de contrat d’apprentissage dans les prochains mois.

• La réorganisation des conditions de création des CFA. Sur ce point, les Régions ne sortent pas complètement du jeu et gardent un périmètre, celui de l’investissement dans les CFA. Des CFA pourront être créés sans avoir à se référer à la carte régionale des formations mais parce que la branche décide qu’il y a un besoin. Cette possibilité va sans doute modifier en profondeur notre façon de travailler.

Deux sujets majeurs ont participé à l'élaboration de cette loi :

• Le chômage des jeunes. Nos champs ne peuvent rester insensibles à cela. Et, l’alternance et l’apprentissage restent un vecteur d’intégration et d’insertion professionnelle.

• Les décrocheurs. L’alternance est peut-être un moyen d’amener au bout d’un parcours de formation des jeunes qui ne se sentent pas forcément à l’aise dans un cursus classique d’enseignement.

À l'évidence les secteurs de la culture, de la communication et des industries créatives doivent s’engager dans ce nouvel élan. Bien entendu, faire de l’alternance pose question dans nos champs qui reposent avant tout sur l’économie de projets. Il faut donc innover et inventer de nouvelles formes. La loi va nous permettre d’avancer sur ces sujets, ne serait-ce que parce qu’elle reconnaît pleinement dans un parcours de formation, la formation à distance sur laquelle on doit encore travailler.

« Nous sommes réunis aujourd’hui pour construire une feuille de route, pour réinventer l’apprentissage et l’alternance de demain. Il faut que tous les acteurs (entreprises, État, branches, Régions et organismes de formation) avancent sur ces sujets dans un climat de confiance. Nous avons des atouts majeurs : nos secteurs sont attractifs et dynamiques. Aujourd’hui beaucoup de secteurs souhaitent développer l’alternance, mais ne trouvent pas de jeunes. Ce n’est pas le cas de nos secteurs. Alors construisons l'écosystème qui permettra aux jeunes de travailler dans les champs de la culture, de la communication et des loisirs. » Thierry Teboul

© Source : News Tank Culture 2018