• Opérateur de compétences
    • et fonds de formation des artistes-auteurs

Formation à distance

Toutes les informations utiles sur la formation à distance : cadre légal, modèles de documents, transformation de votre offre présentielle en distanciel ...

Le financement de la formation ouverte et à distance (FOAD) est encadré par le code du travail. L'Afdas vous accompagne dans le déploiement de cette modalité pédagogique.

Le cadre légal

La loi du 5 septembre 2018 relative à la liberté de choisir son avenir professionnel modifie les dispositions applicables à la FOAD. 

La mise en œuvre d'une action de formation :

• en tout ou partie à distance (Art. D. 6313-3-1) comprend :
1° Une assistance technique et pédagogique appropriée pour accompagner le bénéficiaire dans le déroulement de son parcours ;
2° Une information du bénéficiaire sur les activités pédagogiques à effectuer à distance et leur durée moyenne ;
3° Des évaluations qui jalonnent ou concluent l'action de formation.

Les outils Afdas

Pour faciliter la mise en œuvre des formations en tout ou partie distance, l'Afdas met à votre disposition des modèles-types dans le "Kit des bonnes pratiques : documents-types de gestion de la formation"

  • Certificat de réalisation
     > consulter le modèle du Ministère de travail dans notre kit et penser à conserver tous les justificatifs de réalisation des actions et activités. 
  • Attestation d'assiduité
  • Programme de formation en tout ou partie à distance
  • Programme de formation 100% à distance
  • Protocole individuel de formation (version entreprise)
  • Protocole individuel de formation (version salarié)

>> Consulter le Kit des bonnes pratiques : documents-types de gestion de la formation

Transformation pédagogique du présentiel au distanciel

En raison des mesures liées à la crise sanitaire du Covid-19, vous devez relever le défi de transposer à distance et dans l’urgence une formation qui devait se dérouler en présentiel.

Certains, déjà outillés (offre de formation hybride), vont pouvoir amplifier les modalités en distanciel. D’autres, qui ne se sont pas encore aventurés dans le digital learning, vont devoir produire dans l’urgence un programme à distance.

Plusieurs outils (dont certains d’accès temporairement gratuit) sont à découvrir et tester pour vous permettre de concevoir, interagir et partager en ligne vos contenus.

Principale recommandation : transformer progressivement et simplement vos formations, à l’instar de cette courte vidéo.

1ère partie : Transformer un programme présentiel en distanciel

En présentiel, une formation se traduit schématiquement par un enchaînement de boucles d’apprentissages en salle. Chaque boucle étant ponctuée de temps pour expliquer, pratiquer et évaluer les acquis au regard des objectifs pédagogiques.

Tout l’enjeu d’un passage en distanciel repose sur la transposition de cet enchaînement en ajustant des temps de formation en présence immédiate (synchrone) et différée (asynchrone).

Repenser le déroulé pédagogique pour l’étaler dans le temps

Il est conseillé de transformer un parcours de formation en présentiel, en le séquençant sur plusieurs semaines de cours à distance et en alternant des phases où :

  • L’apprenant consulte vos ressources pédagogique en totale autonomie, à son rythme. Puis il réalise seul ou en groupe des activités ou des projets, s’auto-évalue, tout en bénéficiant de votre assistance pédagogique asynchrone.
  • Vous échangez en direct avec les apprenants avant (pour présenter la formation ou de nouvelles séquences) et après l’autoformation (pour réexpliquer, approfondir, synthétiser, et évaluer).

A l’échelle d’une journée

À partir de votre scénario pédagogique, voici comment vous pourriez transposer cette alternance de phases à distance :

Sur une demi-journée, voici un exemple de séquence d’autoformation accompagnée.

Recommandation : pour pallier l’isolement, en cette période de confinement, il est préférable d’y ajouter une classe virtuelle.

Bon à savoirUn scénario pédagogique ou séquençage pédagogique détaille les différentes séquences constitutives du parcours des apprenants. Elles sont décrites sous l’angle du contenu et des modalités utilisées pour permettre la transmission des savoirs : outils et rythmes

La granularisation consiste à découper le cours en petites unités autonomes et réutilisables (les grains pédagogiques).


2ème partie : Ressources pédagogiques : choisir, construire, préparer

Dans une logique de pédagogie inversée, vous pouvez mettre à disposition en amont des ressources et des consignes d’usage. Chaque apprenant les consultera puis réalisera seul ou en groupe les activités demandées.

A savoir, l’apprenant, seul et à distance, ne suivra pas forcément l’ordre de consultation souhaité (traditionnellement imposé en présentiel).

Quelles ressources proposer ?

La diversité des ressources pédagogiques numériques varie sur la forme (textes, images, son…) et sur le fond (présentation linéaire, interactive…). A vous de choisir les plus adaptées à votre public et vos objectifs d’apprentissage parmi ces trois grandes catégories :

  • e-reading : présentation écrite (pdf, ppt), billets de blog, articles, livres dématérialisés, rapports, schémas, cartes mentales, infographies, …
  • video-learning : motion design, tutoriels, capture animée d’écran (ex : présentation sonorisée d’un cours), replay d’une webconférence, en savoir +
  • e-learning : rapid learning, mobile learning, modules e-learning scénarisés, serious game, vidéos 360° interactives, modules en réalité virtuelle, … 

En diversifiant les ressources, vous pouvez ajuster l’intérêt et les modalités d’accès au savoir selon les profils d’apprentissage, dans la mesure où leur enchaînement reste didactique, du simple au complexe.

Comment organiser les ressources ?

Voici un exemple-type d’organisation des ressources :

  • Faire une capture vidéo de votre écran avec votre voix, et éventuellement votre visage, afin de présenter les objectifs, le déroulement et les activités à réaliser, au début de chaque séquence.
  • Mettre ensuite, à disposition, des ressources à consulter (e-reading, video learning, rapid learning) assorties de consignes d’activités à réaliser seul et/ou en groupe (par exemple, demander aux participants de faire une webographie en recherchant des articles et vidéos pertinents).
  • Proposer un quiz d’auto-évaluation en ligne ou des exercices avec feedback.
  • Terminer par une nouvelle capture vidéo de votre écran dans laquelle vous reviendrez sur les points-clés en guise de synthèse (ou réaliser la synthèse en classe virtuelle).

Cet exemple propose une variante commençant par du e-reading.

Pour estimer la durée : consulter l’ensemble des ressources et doubler le temps nécessaire pour certaines d’entre elles (par exemple les vidéos sur lesquelles vos apprenants peuvent revenir).

Bon à savoir : le décret n° 2018-1341 indique qu’une action de formation, en tout ou partie à distance, doit apporter « une information au bénéficiaire sur les activités pédagogiques à effectuer à distance et leur durée moyenne »

Quels outils pour créer les ressources ?

Vous allez digitaliser vos actuels supports de formation et produire de nouvelles ressources et activités pédagogiques en ligne, voici une liste non exhaustive d’outils :

Vous pouvez compléter cette boîte à outils par d’autres telles que celle-ci.

Utiliser des contenus disponibles

Vous pouvez également vous appuyer sur des ressources déjà disponibles pour compléter et enrichir les vôtres. Veillez toutefois à respecter la propriété intellectuelle, en créditant ces contenus lorsqu’ils sont libres de droit.

 

Où mettre en ligne ces contenus ?

Certains outils de création ci-dessus permettent aussi de publier et partager vos contenus en ligne. Cependant, pour proposer à vos apprenants un espace numérique commun (regroupant liens et documents écrits), vous pouvez utiliser padlet, ou des serveurs fichier/cloud tels que ceux qui sont proposés par google (drive) microsoft (onedrive) ou encore Cozy drive et Otixo.

 

Si vous souhaitez organiser des parcours avec notamment des contenus e-learning, alors il vous faudra opter pour une plateforme LMS (Learning Management System) telles que Moodle cloud, Riseup. Pour en savoir plus : le guide FFFOD sur les LMS

 

3ème partie : Créer et maintenir le lien à distance

L’écueil de la formation à distance est le manque de contacts humains, d’échanges avec les formateurs et entre pairs.

Veillez à soigner la qualité de votre accompagnement auprès des apprenants, à travers des interactions synchrones et asynchrones. Privilégiez les échanges plutôt que les monologues à sens unique de transmission de connaissances.

Le plus : donner de la visibilité, aider à planifier, calibrer l’effort, donner des signes de présence, miser sur la collaboration et l’échange, susciter le plaisir… tels sont les conseils donnés ici et

La force du direct : la classe virtuelle

De quoi s’agit-il ?

C’est une salle numérique virtuelle créée pour vous permettre d’échanger en direct avec vos apprenants à distance.

Chaque participant est derrière son ordinateur ou son terminal mobile pour voir, entendre, participer, interagir à votre intervention.

Pour une concentration et des interactions optimales, il est préférable de limiter la taille du groupe à 10 personnes. Vous pouvez également proposer des exercices en sous-groupes virtuels (pour rythmer l’intervention) et favoriser ainsi le mode collaboratif.

Fonctionnalités généralement proposées : partage d’écran, quiz, écrire sur un tableau blanc, présenter un document (tel qu’un Powerpoint), échanger en direct par écrit (tchat).

 

Quels outils et équipements ?

Il existe de nombreuses solutions de salles virtuelles telles que : Skype, Whatsapp, Zoom, Whereby, Go to meeting, Adobe connect, Webex, Classilio, Myvirtual classroom, Webroom, 8x8 vidéo meeting, Hello, Framatalk, Jitsi meet , Tico , Talky, Gotalk, …

La gratuité d’usage peut être totale, temporaire ou limitée dans ses fonctionnalités (freemium).

Certaines solutions demandent une installation préalable sur votre ordinateur, d’autres s’ouvrent simplement dans votre navigateur internet.

Les fonctionnalités pouvant parfois être limitées, vous pouvez partager votre écran en affichant cet outil très pratique. Par ailleurs, si vous n’êtes pas équipé de caméra, suivez ce tutoriel pour utiliser votre smartphone (sous Android) comme webcam pour PC.

Quelles sont les bonnes pratiques ?

Prévoir une durée raisonnable (de 30 minutes à 2 heures) et espacée dans le temps (1 à 3 classes virtuelles maximum par semaine). Voici quelques conseils d’une formatrice :

  • Conseils pour préparer
    • Pour créer dès le début le lien entre apprenants, voici un exemple de classe virtuelle de lancement.
    • Pour préparer puis animer en fonction des questions posées en amont par les apprenants, voici un autre exemple.
    • Pour scénariser vos interventions à l’aide d’une trame voici un modèle vierge téléchargeable
    • Pour varier le rythme dans votre préparation et maintenir l’attention, prévoir une succession de surprises, propos humoristiques ou photos décalées (par exemple toutes les 10 minutes).
    • Pour optimiser le temps de classe virtuelle, préparer la salle numérique en chargeant les documents à l’avance si cela est possible et tester préalablement votre animation en direct avec une autre personne. 
  • Conseils pour animer
    • Accueillir chaleureusement et individuellement chaque participant, puis commencer par expliquer le fonctionnement de l’outil.
    • Définir ensemble les règles d’échange (couper son micro et/ou sa webcam)
    • Présenter la séquence de la séance et son organisation puis utiliser toutes les fonctionnalités pour susciter le maximum d’échange avec les apprenants comme cela est expliqué ici.

L’intérêt des échanges asynchrones

En amont et en aval de la classe virtuelle, n’hésitez pas à enrichir votre offre formation à distance :

  • Via forums, mails, listes de diffusion… pour garantir une assistance pédagogique voire technique.
  • Via les réseaux sociaux (Facebook, Whatsapp…) pour créer une communauté d’apprenants et susciter les échanges et partages entre promotions / sessions.